Les Rencontres Croissance et Technologie du 5 juin ont accueilli un large public d’adhérents et de partenaires. L’occasion de faire le point sur les projets du Grand Paris et des JO 2024 et de se projeter dans l’avenir pour évaluer les marchés à venir et comment les entreprises pourront au mieux se préparer. 

L’obtention des JO 2024 renforce l’exigence de faire avancer significativement l’immense projet du Grand Paris.  
En préambule de ces rencontres Bernard COLOMBAT, président de la CSEEE a souligné que le Grand Paris avait déjà subi des décalages de calendrier. Mais avec l’obtention des JO, la pression va monter pour tous les acteurs engagés dans ces projets, avec des délais à tenir, des finances à mobiliser et une gouvernance à clarifier.

Cette pression va aussi fatalement se reporter sur les entreprises. Quantités d’ouvrages vont devoir être construits et rénovés. Des exigences lourdes, des normes techniques, des attentes accrues des maîtres d’ouvrage...Tout cela devra être respecté.
Les décisions seront sans doute longues à obtenir et les délais de réalisation très serrés pour les entreprises. Il faudra donc être prêts et avoir anticipé. Les partenaires de la filière électricité vont devoir collaborer avec les entreprises pour distribuer l’énergie, produire des matériels et solutions économes, gérer les déchets et les émissions de carbone et aider à trouver les compétences pour réussir ces chantiers.
Entre pression et opportunités, comment se préparer dès aujourd’hui à se positionner sur les demandes des maîtres d’ouvrage ?

Reportage photo : ©JLB Photo

RCT 2018 : les intervenants

Bernard Colombat : Président CSEEE
Xavier Rosa : Vice-président CSEEE
Patrice de Carné : Smart Building Alliance
Sylvain Riss : Grand Paris Express ASSYTEM
Claude Faure : Actual
Olivier Agache : Dekra
Alexandre Dechiron : Compagnons du devoir
Pauline Lemperrière : Recylum
Wassim Najem : Hager
Xavier Robineau-Bourgneuf : Helbul  

Bernard COLOMBAT

Smart city 3 D : digitale, décarbonée, décentralisée
L’avenir s’écrit avec l’essor des véhicules électriques et bientôt autonomes, des bâtiments numériques et économes, des nouvelles  formes de travail indépendant, de la production énergétique décentralisée, des transactions également décentralisées type block-chain. Avec son label Ready2Services pour les bâtiments tertiaires, la Smart Building Alliance propose aux acteurs de la filière des spécifications pour faciliter la transition vers la smart city de demain.

Le BIM, ni trop tôt ni trop tard
Le BIM est déjà généralisé dans des projets tels que ceux de la société du grand Paris. Une PME d’électricité témoigne de son investissement matériel et humain pour s’approprier la compétence en BIM. Cependant, les consultations en BIM sont aujourd’hui trop rares dans ses marchés et l’investissement est aujourd’hui à perte. Difficile pour les PME d’être dans le bon tempo d’autant que l’intégration des équipements électriques au BIM est encore en chantier. 

L’enjeu crucial des compétences
Techniciens de BE, d’installation ou de main-tenance, conducteurs de travaux, la pénurie de compétences est déjà sensible sur des profils recherchés. Agir sur l’attractivité des métiers et la création de solutions de formation pro-fessionnalisantes est une priorité pour laquelle les centres de formation, les acteurs du tra-vail temporaire et les branches profession-nelles peuvent apporter des réponses. L’effort doit être aussi être maintenu pour drainer des jeunes sur les diplômes professionnels, car l’employabilité est garantie bien au-delà de la réalisation du Grand Paris.

Afficher ses engagements RSE
Certaines PME l’ont bien compris et affichent déjà leurs démarches RSE au premier plan de leur communication. Les exigences des maîtres d’ouvrage et des clients se renforcent sur la question de l’insertion, de la gestion des déchets, des bilans carbone ou encore de l’éco-conception des projets et des chantiers. Une attitude RSE chiffrable et vérifiable est pour l’entreprise un passeport pour travailler demain.

Gouvernance et Grand Paris, un millefeuille trop indigeste?
Financements des projets, cartographie, responsabilités… entre l’instance politique « la métropole du Grand Paris », l’acteur opérationnel la « Société du Grand Paris », la région Ile-de-France, les départements, des communes, les inter-communalités, les périmètres d’action et de compétences ne sont pas aujourd’hui suffisamment clarifiés. Une condition pour rejoindre le club des grandes métropoles mondiales.

Le marché de l’hôtellerie en première ligne
Avec l’attractivité renforcée des sites d’affaires, commerciaux ou touristiques et les JO 2024, le secteur hôtelier se prépare dans son ensemble à évoluer, construire et rénover. Les solutions performantes de domotique, conditionnement d’air, confort, sécurité, environnement sont incontournables pour les acteurs de l’hôtel-lerie exposés à une concurrence arbitrée par l’e-réputation. Le niveau d’exigence de cette clientèle est un challenge pour les fabricants et installateurs. Charge à eux de co-construire des  modèles d’affaires gagnants.
Indispensable énergie
Très hauts débits et disponibilité de l’énergie sont indispensables pour répondre aux besoins de la métropole. Aujourd’hui la région ne produit que 5 % de sa propre consommation d’énergie et on estime notre besoin d’électricité devoir augmenter de 30 % d’ici à 2030 pour la mobilité électrique, les data centers, etc.  Les questions de la production et de la maîtrise de l’énergie sont plus que jamais ouvertes.

En conclusion, Xavier ROSA, Vice-président de la CSEEE et président de la commission Croissance et Technologie a souligné que même si les PME de la filière électricité maîtrisent leur métier, techniquement et normativement avec un bon niveau et une compétence reconnue, cela risque de ne pas suffire. Elles ne savent pas encore suffisamment répondre aux offres en groupement, leurs démarches RSE sont encore peu développées, manquent de compétence en BIM et en digital, font du commercial mais peu de marketing, et sont encore peu à proposer de la maintenance, des services d’efficacité énergétique. Tous ces aspects vont prendre de l’importance dans la demande des maîtres d’ouvrage.

L’électricien est au centre des deux grandes transitions, le numérique et l’énergétique. Il n’est pas seul, mais il va jouer un grand rôle.  Cela signifie probablement que nous allons devoir réinventer notre métier, avec des bases techniques toujours solides, mais avec une approche des services et de la relation client beaucoup plus développée, avec de l’innovation, avec des partenariats.
Comme toujours, la CSEEE est là pour accompagner ses entreprises adhérentes !

RCT 2018 : les interventions

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